Plan d’affectation communal de Lausanne, secteur Montelly
Eléments techniques
Localisation
Lausanne
Chiffres clés
12’500 habitants
5’800 emplois
Période
2022-2024
Maître d’ouvrage
Commune de Lausanne
Prestations
Plan d’affectation communal (PACom)
Collaborations
L’Esquisse du Paysage
Archi-DT

Révision du plan d’affectation communal de Lausanne, secteur Montelly – Fleurettes – Cour, avec enjeux de densification, de préservation du patrimoine et d’adaptation aux changements climatiques.
Du fil conducteur à la concrétisation technique
Pour ce mandat, nous avons développé un projet autour de cinq idées fortes :
- Permettre une densification modérée, s’inscrivant dans les morphologies urbaines caractéristiques du site.
- Mieux mettre en valeur la spécificité des quartiers, en se référant à quatre typologies identitaires.
- Mieux protéger le patrimoine bâti et naturel, notamment sur le domaine privé.
- Travailler le lien entre les bâtiments et les rues, en mettant en place une règlementation des frontages.
- Adapter la ville aux changements climatiques, au travers d’indices de verdure et autres dispositions règlementaires.
Le projet de plan d’affectation communal (PACom) de Lausanne, secteur Montelly – Fleurette – Cour concerne une partie de la ville aux qualités urbaines et patrimoniales très élevées. Il comprend notamment un noyau ISOS A et des espaces verts publics de grande qualité. Pour la Ville de Lausanne, les enjeux pour ce secteur étaient multiples, notamment :
- Questionner les objectifs de densification, dans le contexte de l’urbanisation vers l’intérieur, de préservation du patrimoine et du paysage.
Maintenir et renforcer l’activation des rez-de-chaussée dans les centralités de quartiers (Montelly, Cour). - Favoriser une évolution du parc immobilier permettant d’atteindre des objectifs d’harmonisation, de densification douce et de végétalisation des toitures.
- Favoriser une transition des aménagements extérieurs vers une plus grande perméabilité pour les piétons, un renforcement des espaces végétalisés et de l’arborisation.
Pour ce projet, nous nous sommes basés sur les typologies identitaires du tissu urbain existant pour fixer les possibilités d’augmentation de la surface au sol et de la hauteur des bâtiments, avec des exceptions pour les secteurs et bâtiments aux plus fortes qualités patrimoniales. Le projet urbain favorise les toitures plates végétalisées, afin de faire évoluer la ville par rapports aux enjeux climatiques.
La mesure d’utilisation du sol est réglée par un indice d’occupation du sol et une hauteur maximale des constructions, complétée par les règles de traitement des façades et toitures.
Nous avons introduit un indice de pleine terre et un indice de verdure, qui se complètent, ainsi qu’une exigence minimale d’arborisation. Ces dispositions vont de pair avec une limitation des possibilités de création de places de stationnement et avec des règles de frontage, c’est-à-dire des dispositions spécifiques d’aménagement de l’espace situé entre certaines rues et les façades des bâtiments.
Nous avons finalement testé les dispositions constructives et d’aménagement extérieurs sur un échantillon de parcelles, afin d’en vérifier la pertinence.
